Et si… les courants migratoires s’inversaient

27 avril 2026  | Par Anne-Laure GROSMOLARD
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– Août 2047 –

C’est la rentrée des classes à Chibougamau. La ville inaugure à cette occasion une nouvelle école primaire afin d’accueillir les nombreux enfants qui se sont installés ces dernières années dans la cité. La plupart, issus de l’immigration climatique américaine, sont enjoués à l’idée d’apprendre le français. Reportage.

Lundi 26 août 2047, 15 h 30. La première journée de cours vient de se terminer à Chibougamau, dans la région du Nord-du-Québec. À l’extérieur de l’enceinte de l’école Planète-Terre, les parents attendent sagement leurs enfants. Ils en profitent pour échanger, créant un joli brouhaha mêlant français et anglais. Une habitude au Québec, renforcée ces derniers temps par l’afflux d’immigrés climatiques américains. Chibougamau a ainsi vu sa population passer à 10 721 habitants lors du dernier recensement d’avril 2046. Bien loin des 7 233 habitants de 2021 alors qu’elle entamait un léger déclin qui a duré près de deux décennies. Une aubaine donc pour cette communauté, la plus importante du Nord-du-Québec, et même de la Baie-James.

Aux côtés de la mairesse Alasie Lavoie, Louis Nunangat affiche un sourire radieux alors que les enfants, de la première à la sixième année, sortent enfin dans la cour. L’entrepreneur est fier d’avoir participé à la construction de cette école et de sa grande sœur, l’établissement secondaire Mère-Nature, située à quelques rues seulement. Sans oublier les nouveaux quartiers sortis de terre cette dernière décennie pour loger les nouveaux concitoyens.

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